02.09.2007

ce soir nous dînerons en enfer!

Après un vendredi tranquille et une journée de dingue au boulot (là c'est sûr les vacances sont bien finies!) mon samedi soir a été tout aussi calme, la flemme de bouger et un peu trop de pensées tristes pour m'amuser sereinement. Bref j'ai passé la soirée à discuter sur msn et sur les coups de 01h quand les discussions commençaient à être moins intéressantes il était temps de mater un petit film.

59c02a2bd3545a083be577a3d5702cec.jpgBon je me décide pour 300, vu que j'en ai eu tous les avis les plus contradictoires je ne m'attend pas à grand chose. Dès le début par contre je suis agréablement surpris, ce film est visuellement superbe, ça ne m'étonne pas qu'il soit tiré d'une BD et on sent aussi la même touche artistique que pour Sin city.

Voilà cherchons pas l'histoire il n'y en a pas! C'est juste le récit d'un combat entre des spartiates moitiés nus et des hordes de méchants perses accompagné d'une cour des miracles qui n'a rien à envier au cirque qui emploie Elephant man. Bref de la testostérone à gogo, des flèches par milliers, des chorégraphies de combats digne d'un kamel ouali shaolin, du sang noir (tiens on dirait Ken le survivant!) qui gicle partout (je parle du sang, on se calme!!!).

Un film très beau visuellement avec des valeurs de péplum: honneur, fidélité, homosexualité refoulée (ok c'est peut 7e1f1ba511ce1fed699c0a558f33a2d6.jpgêtre moi qui extrapole). En tout cas un bon moment.

Tout à l'heure je dois aider Sylvain à réaménager son appart, ça va me faire du bien de voir quelqu'un car là je sature après deux jours sans être sorti à part pour le boulot. Bon un dimanche reposant en fait, sûrement ce qu'il me fallait.

20.08.2007

la vierge des tueurs

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Voilà alors que mon blog part à la dérive je ne sais trop pourquoi, soit un bug d'hautetfort (mon hébergeur) soit une erreur de ma part, mais le résultat est que mes articles récents ne sont plus référencés dans la thématique gay/lesbien mais perdu dans la multitude du menu général (autant dire non référencés vu le nombre d'articles qui sortent en même temps!). Bref j'ai contacté leur service pour savoir d'où vient l'erreur et en attendant j'ai l'impression d'écrire dans le vide, comme quoi je commence vraiment à prendre ce blog au sérieux (héhé, je vais pas dramatiser non plus, je fais pas du Baudelaire!).

fe228cc43ae331428d05690bce0c46b7.jpgPour me changer les idées et vu que la seule personne que je voulais voir ce soir est injoignable j'ai maté la vierge des tueurs, au début du film je me suis dit que c'était juste l'histoire d'un vieux pédé aisé un peu excentrique qui profitait du malheur social des jeunes de Medellin pour se taper des ados qui voyaient en lui la "sécurité" financière, mais au fil du film j'ai lâché un peu ce côté pour m'intéresser au milieu ultra violent dans lequel évolue les jeunes de Medellin. Crack, flingues et règlements de compte façonnent l'histoire "d'amour" entre le vieil écrivain et les jeunes colombiens. D'ailleurs ce film me pousse à réfléchir sur cette situation qui pousse des jeunes à se prostituer et/ou à jouer les gigolos auprès de vieux pédés. Jusqu'à il y a peu ça me dégoûtait, je n'y voyais qu'une exploitation sociale et sexuelle, mais aujourd'hui je peux comprendre que des mecs couchent pour de l'argent, on me l'a déjà proposé aussi et si j'avais vraiment besoin d'argent je ne sais pas ce que je répondrais à ce genre de sollicitation. Bref même si le film ne vaut pas un Oscar il m'a permis de réfléchir à une des facettes de "notre communauté", c'est déjà ça. Par contre pour l'ambiance ultra violente des favelas d'Amérique latine je préfère et de loin la cité de Dieu, 205d7dd5d179c8953719d426c76c7a52.jpgun pur film de gangster 100% hémoglobine.

03.06.2007

appelez le Don corléone!

Un constat s'impose, j'ai des tonnes de films entreposés sur mon disque dur dont la seule vocation était de faire bugger mon ordinateur, il était temps de me faire quelques séances ciné/m&m's/coca/canapé. Bref je me suis maté quelques films plus ou moins épiques mais rien ne valait celui que j'ai regardé avec un plaisir non feint tel un gamin presque sage un soir de 24 décembre. Le parrain, film de mafiosi par excellence, culte du gangstérisme avec ses règles et ses moeurs. Un instant (ça a duré plus longtemps?) magique qui me réconcilie avec le 7ème art. Il ne reste plus qu'à regarder les deux autres parties de cette fresque cinématographique.

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Je me demande d'où vient cette envie d'aimer les films de gangsters, cet univers si mystérieux, violent et pourtant teinté d'un honneur qui peut vous faire nager avec du ciment aux pieds. J'adore ces films, culte de la violence? d'un virilisme exacerbé? Non juste l'adrénaline quand les mitraillettes crépitent et que les costards sombres se rougissent au bord du caniveau. Comme les films de guerre en fait, les seuls films sanguinolents que je n'aime pas sont les films d'horreur, je suis un public trop facile, sursautant au moindre changement de musique ou au 1er claquement de porte. Alors tous les clichés du cinéma d'horreur joue trop sur mes nerfs pour que je puisse apprécier cela. Ni courageux, ni téméraire? Triste constat! J'aime aussi voir dans ces oeuvres l'évolution de personnes au sein de communautés parallèles, n'ai je pas toujours eu le sentiment de ne pas faire partie de la population lambda, sentiment élitiste d'être à part, de moi aussi faire partie d'un groupe parallèle....Ma vie est pourtant loin d'être du cinéma ou peut être du cinéma d'auteur où le public se perd dans des scènes contradictoires avec des personnages aux sentiments ambigus et paradoxaux. Bref il est temps de passer à la deuxième partie du parrain et de revenir sur les débuts de Vito Corléone dans Brooklyn.