01.09.2007

23h52 un vendredi tranquille...

cbd9cdbf040367a501ca78d63ce5d828.jpgVoilà une semaine riche en émotions: de très bonnes lundi soir et de très mauvaises jeudi, mais bon c'est la vie comme on dit, je me sens déjà prêt à rebondir. J'ai commencé à m'assumer il y a à peine 2 ans et je sais qu'il y a encore pas mal de taf pour que je sois complètement prêt à parler de ma sexualité à tout le monde sans jamais en ressentir un sentiment flou de honte et de je ne sais quoi qui me fait passer pour inférieur aux autres. Pour moi le plus important est que je m'assume entièrement envers moi même, je suis fier de ce que je suis, je n'ai plus de haine envers mes sentiments et mes désirs. Je suis un pédé romantique et sûrement trop naïf qui veut croire en ses rêves malgré des étapes pathético-comiques.

Je vais rebondir, ma vie est globalement positive. Surtout quand j'entends en fond sonore la finale de secret story de TF1 remporté par les triplées (l'info sans intérêt!), une bande de minables qui ont exhibés leur misérabilisme et leurs existences pitoyables devant un public de beaufs. Avec un tel spectacle je ne peux que penser que je suis loin, très loin du fond du trou.

J'ai envie de rencontrer des garçons, certains avec qui je discute sur msn pour aller boire un verre et m'amuser mais aussi bien sûr celui qui me tiendra par la main pour traverser tous ces moments anodins qui forment ma vie. Oui même si j'en ai douté je crois au prince charmant, pas un garçon qui serait parfait, mais plutôt qui par ses qualités et ses défauts arriverait à me faire rire, pleurer, sourire, celui qui me fera hausser les épaules et briller les yeux comme je le fais quand je suis aux anges (d'ailleurs ma collègue m'a dit que ça me faisait une drôle de tête, sympa!). Oui je suis fleur bleue (c'est naïf le terme technique?) mais je me sens aussi en plein dans la réalité.

Je crois en moi, en mes capacités, je suis optimiste quand je regarde vers l'avenir. Les nuages se dissipent toujours alors à moi de courir vers ce futur. La semaine prochaine je dois même m'inscrire dans une salle de sport, il est temps de reprendre un mode de vie un peu plus sain. Un bogosse vient de me proposer un plan cul par l'intermédiaire de rézog, j'ai pas envie mais je me sens valorisé, un petit sourire en coin fait son apparition. Certes cet article n'est pas passionnant mais bon ce blog est mon exutoire, mon journal intime...

Caramel est un chaton fou qui court, saute et s'embrouille dans mes fils, il prend ma salle de bain pour sa litière mais il est vraiment trop mignon et je l'adore alors voilà je craque devant cette petite boule de poils.

Bref vivement la semaine prochaine, aube d'un nouveau départ...

03.06.2007

Du passé faisons table rase.

Ne pouvant pas écrire à l'avance mon épitaphe je vais plutôt me lancer dans une succincte mais passionnante auto-biographie qui se conclue pour l'instant à mes 27 printemps (et aussi été, hiver & automne car non je ne suis pas une marmotte qui hiberne dans une grotte de Lascaux-plage ou un sdf campeur qui n'a l'air de vivre que pendant la période hivernale).

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Tout à commencé le 02 août 1979 par une naissance somme toute normale: cris, sang, larmes... Déjà la prédiction de mon côté pleureuse, mais bon les médecins dont l'incompétence me paraît patente en ont conclu que j'étais en bonne santé, voilà le diagnostic était donné: pas d'anomalies ou d'handicap, donc aucun besoin de retour à l'envoyeur ou de passage au service après vente. Mes parents contents venaient d'offrir un petit frère à mon frangin qui à l'époque était un cascadeur de 6 ans et demi ("et demi" le genre de détail qui a toute son importance à cet âge là!). Voilà une famille heureuse, un père fonctionnaire qui trime dans les égouts pour le plus grand bonheur de vos sanitaires qui sentent la menthe, une mère qui participe à l'évolution du trou de la couche d'ozone en profitant du travail à la chaîne, le fordisme à son meilleur mais au sein d'une entreprise bien de chez nous: Renault. Voilà la famille idéale, une maison mitoyenne dans un quartier dortoir de la banlieue nantaise. La vie paisible d'une classe semi-moyenne ou presque. Je suis un enfant pratiquement sage jusqu'à mes premières années de collège où j'expérimente l'amitié au sein d'une bande, des potes presque des frères, prêt à toutes les conneries des jeunes inconscients, pour nous des enfantillages qui mèneront la gendarmerie à venir sonner un matin à la maison familiale mais malheureusement pas pour emmener les croissants mais pour me faire découvrir les joies d'un système judiciaire pour mineurs.

Le collège fut un passage plutôt plaisant, le bon ami de tout le monde, j'appris vite la répartie comme le must de l'auto-défense contre toutes les galères. Je ne m'intéressais pas aux jeunes filles ni a leur pathétique façon de camoufler leur appareil dentaire par un sourire paraît il mystérieux. Je pensais plus à ces garçons avec qui je passais le plus clair de mon temps mais même ces désirs flagrants ne me poussait qu'à un questionnement encore confus, ce n'était que le début...Mes parents voulant pour moi un avenir radieux je du me taper deux échecs au brevet des collèges pour enfin accéder au lycée dit "normal".

Je rejoins donc un lycée coincé entre deux banlieues, univers gris et pathétique comme ma vie de l'époque. Mon environnement familial s'est écroulé, mes parents ayant goûté à la tromperie, au divorce, vente de la maison, et l'un de ces deux modèles familiaux s'embourbant dans la déchéance que peut provoquer les drogues légales. Je vivais à part, de nouveau dans une bande, mes amis étant comme des frères, je traîne dans le milieu punk puis skin tout en participant de façon aléatoire à des organisations gauchistes. Mes désirs envers les garçons me font me haïr, je me déteste et je deviens de plus en plus homophobe, mon discours est haineux et imbécile, mon rôle de "dur" se forge dans l'alcool et les drogues chimiques. Je me retranche de plus en plus dans un rôle, celui du jeune hétéro violent et fier des conneries qu'il fait, certaines ont sûrement eu de grosses conséquences et pour ça j'aimerai pouvoir y changer quelque chose mais c'est trop tard. Bref après avoir perdu deux ans de ma vie dans les méandres de l'éducation nationale je me retrouve dans une nouvelle aventure: le BEP paysagiste, deux ans à apprendre à tailler des haies et tondre la pelouse. rien de très jouissif.

Je découvre l'amour à 24 ans, une fille! deux ans de bonheur qui me feront déménager à Rennes, je change, devient plus sociable, je profite de la fée intérim pour découvrir des travails tous plus pathétiques les uns que les autres. Mais au bout de deux ans, mes désirs ressurgissent, je traîne sur des tchats gays où je m'invente une vie, mon amie s'en rend compte car mon désespoir et ma mélancolie ne se cache plus. Ce fut la meilleure rencontre de ma vie, elle m'a poussé à m'assumer, elle est la première à qui j'ai "avoué" que j'étais gay, voilà c'était lâché, la rupture s'est bien passé grâce à elle, je lui en serai toujours reconnaissant.

J'ai eu mon premier appart à Rennes, j'ai goûté à ces désirs si longtemps réprimés, j'ai trouvé un cdi à carrefour où je m'épanouie grâce à mes collègues, les premiers auxquels j'ai révélé mon homosexualité, voilà ma vie est maintenant en mouvement, loin de la stagnation qui m'a longtemps collé à la peau...